A propos de moi

  • laurence
  • Le blog de laurence
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  • 07/05/1959
  • litterature poesie ecriture internet livres
  • je suis atteinte de la sclérose en plaques; j'ai passé 8 ans en fauteuil roulant, je suis fière de remarcher par mon désir de m'en sortir ! je suis fière de me transformer moralement et physiquement, je suis redevenue femme a part entière !
  • Célibataire

Mon pays vit avec vous

BON DE COMMANDE DE MES LIVRES









BONJOUR !

voici mon catalogue littéraire, 
vous faites votre choix ...
ici
et vous commandez ensuite ...











BON DE COMMANDE :
livres de Laurence  
 
Je vous propose de me le commander 
directement grâce à  ce bon de commande !
Cliquez
 
ICI
ou par mail pour un renseignement

Pour vous aider dans votre choix, voici le diporama de tous les livres disponibles !
 



MES LIVRES JEUNESSE !







BONJOUR !







Voici ma  collection de livres jeunesse !


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le marque-pages de chaque livre est offert pour tout achat .
la boite de 12 crayons de couleurs est offerte pour le livre coloriage !

livres enfants



1) "Pour le bonheur des enfants"














Recueil de 6 nouvelles pour les enfants de 3 à 10 ans !
à lire seul ou à se faire raconter.... une centaine de pages écrites en assez gros caractères !
chaque nouvelle comporte une illustration que vous pouvez découvrir dans le diaporama qui suit !

* Marguerite la vache qui veut prendre le train...
* Kévin et sa grand-mère extraordinaire !
* Les vacances de Chloé
* Feu, un chien heureux !
* Les aventures de nicolas
* Les engins catastrophes...

ISBN : 978-2-9531541-0-8
PRIX : 11 €+ port(3€)

DIAPORAMA :





2) "L'abécédaire en image"

Kévin a demandé à sa grand-mère un livre pour apprendre les lettres...
livre coloré pour les plus jeunes  commençant l'apprentissage de la lecture !
40 pages pour s'amuser avec les lettres...



















ISBN : 978-2-9531541-2-2
PRIX : 10 €+ port (2€)


3) "Au pays des mystères"

recueil de 3 histoires mystérieuses pour les enfants de 7 à 12 ans !
40 pages qui plongent l'enfant dans un monde étrange....












ISBN : 978-2-9531541-3-9
PRIX : 9 €+ port (2€)


4) Je découvre la vie à la ferme

livre coloriage pour les 3 à 8 ans
.
d'une centaine de pages,
 texte explicatif sur la vie de la ferme et dessins à colorier











ISBN : 978-2-9531541-4-6
PRIX : 10
€+ port (3€)


Pour les commander :

Avec le bon de commande situé plus haut
ou par mail :

 Dlaurence2@aol.com
 





ou lors de mes salons du livre :

OU ME RETROUVER  :    

salons 2010.....

lecture enfants

* Sablé sur Sarthe (72) le Dimanche 02 Mai 2010


* La Tour d'Auvergne (63) le Samedi 15 Mai 2010 

* Duras (47) le Dimanche 16 Mai 2010


* Saint Amand Montrond (18) les
* Egliseneuve d'Entraigues (63) le Mercredi 28 Juillet 2010
(à confirmer)
* Salon des arts à Saint Léger Magnazeix (87) le Dimanche 08 Août 2010
* Montclar du Quercy (82) le Dimanche 29 Aout 2010
Samedi 05 et Dimanche 06 Juin 2010.


 * Nanteuil (16) le Samedi 12 Juin 2010

* Parisot (82) le Dimanche 13 Juin 2010


* Pampelonne (81) le Dimanche 04 juillet 2010


* Montrol Sénard (87) le Dimanche 18 Juillet 2010
 
* Salon des autoédités à Rochechouart (87) les Samedi  18 et Dimanche 19 Septembre 2010
(à confirmer)

 

* Royat (63) le Dimanche 03 Octobre 2010


liste qui se complètera au fur et à mesure des réponses aux demandes que j'ai faites.
 




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Laurence & prix littéraires

 







                   


Je réserve ce module du blog pour vous présenter
mes quelques modestes résultats lors de concours
de nouvelles ou de prix littéraires
!

1) Au printemps 2008 ma nouvelle futuriste sur le site d'Online editions
sur l'hiver 2050 avait retenu l'attention du jury;
 c'était aux internautes de voter...
il y a eu triche donc pas de résultats

2) Mon roman "une vie couleur vert pays"
a attiré l'attention des jury de la mutuelle intégrance
pour le prix handilivre 2008
lien direct : link
la remise des prix était pour le 18/12
 mais ils ont des soucis d'organisation, ce ne sera que début 2009 !
reporté défénitivement au 15 OCTOBRE 2009 A PARIS 19H !
MON ROMAN FINI DANS LES 5 PREMIERS...

3) Ma nouvelle sur "la métamorphose" a attirée l'oeil des jury !
je la mettrai en ligne après les résultats définitifs...
je fais partie des 10 premiers ! c'est extra....
résultats le 22 novembre 2008 à Courbevoie....

Je ne me suis pas rendue à la remise des prix, c'était trop loin!

j'ai donc reçu mon prix par courrier!

je suis la 10eme récompensée, pour la première fois je trouve cela pas mal!

je vais vous mettre en article ma nouvelle récompensée.

 

voici la photo de mon prix. (diplôme, médaille, livre et DVD de musique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   


  4) 2009 j'ai de nouveau participé au concours de l'asociation "Toi et Moi"

je viens de recevoir un courrier m'indiquant que mon texte a été retenu parmi les 10 premiers ! (encore une fois, youpi !)
j'ai également participé à leur concours de dessin et je fais partie des sélectionnés !!! 
je ne manquerai pas de vous tenir informés...


Ma poésie sur le thème du " Miroir" a terminée 3em !

Mon dessin sur le Thème de "L'espoir" a terminé 2em ! 

voici la photo des diplômes !

  

 




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Randonnées, paysages...

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  Ce blog me demande beaucoup de travail, les textes sont tous de ma composition je vous demanderai d'avoir la gentillesse de ne pas les utiliser sans mon autorisation, je vous remercie d'avance.
Les photos personnelles sont soumises aux mêmes règles et les gifs ont été pris sur des sites avec l'autorisation de leurs auteurs !

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Mes vidéos....









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vous pouvez me retrouver sur Facebook !

et sur Viadeo

  http://www.viadeo.com/fr/profile/laurence.pourieux

 

 

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la terre
Par laurence
Publié dans : LIVRES EDITES

voici donc des extraits supplémentaires de quelques uns des ouvrages

 

 

****   Pour commencer voici une des nouvelles contenues dans le livre "Balades Littér'Elles" , livre dédié aux femmes, la majorité des nouvelles ayant pour héroïne une femme....

 

Changement d’humeur…

 

Sylvie est assise à la table du petit-déjeuner avec son mari, Michel, l’homme qu’habituellement elle aime, chérit, adore. Sauf qu’elle ne va pas l’aimer, le chérir et l’adorer durant les prochains jours. Elle va le détester, le mépriser et abhorrer l’air qu’il respire parce qu’elle a ses règles !

Elle essaye de toutes ses forces d’ignorer les bruits sonores et retentissants qu’il émet en plongeant sa cuiller dans un bol de céréales. Il en racle le fond avec une cuiller en métal. Sylvie sait tout à propos du déséquilibre hormonal. Mais tout le savoir du monde n’apaisera pas l’orage terrifiant qui menace son domicile habituellement heureux. Elle sait que ça passe et qu’elle ne peut rien contre ce qu’elle ressent.

Elisabeth, leur petite fille de sept ans, entre dans la cuisine d’un pas nonchalant. Elle s’est fait des mèches plus foncées dans ses couettes blondes avec les produits de «  sa tête à maquiller » reçue pour son noël. Elle s’est barbouillée de rouge à lèvres. Elle se met à table.

-         Bonjour ma fille ; lui dit Michel

Bonjour, il lui dit à elle sa fille. Pas à elle, Sylvie. Il l’a fait exprès. Il fera tout pour la déstabiliser…

-         Elisabeth, tu as encore fouillé dans ma trousse à maquillage ? dit Sylvie

d’un ton menaçant à sa fille.

Sa rogne n’est pas dirigée contre elle ni contre lui mais elle est impuissante, elle ne peut pas se taire. Rien qu’au visage de Michel, elle sait qu’il est conscient que ce sont les jours mauvais. Sylvie ne peut plus supporter sa vue. Elle hait cette façon qu’il a d’émettre des petits grognements. Il a l’air gros et vieux. Pourquoi l’a-t-elle épousé ? il est content de lui-même, heureux. Il n’a pas le droit d’être heureux quand elle se sent comme de la poisse…

Il y a tellement d’électricité dans l’air qu’ils pourraient alimenter toute une ville pendant six mois !

-         Elisabeth, regarde si tu as bien tes affaires de sport dans ton sac et enlève cette saleté de ta figure tout de suite. Aboie sa mère

-         Je te l’ordonne maintenant !

Elisabeth jette un regard terrifié vers sa mère et part en courant vérifier ses affaires de sport. Elle revient en serrant son sac dans ses bras. Michel l’embrasse et ils se font un câlin.

-         Elisabeth, qu’est-ce que tu veux pour le petit déjeuner ? lui demande sa mère d’un ton las.

-         Des céréales au chocolat dans mon bol à fleurs avec la cuiller verte ! répond la petite-fille.

Sylvie est énervée. Elle n’arrive pas à mettre la main sur le bol ou sur la cuiller. Elle maltraite avec fracas placards et tiroirs de cuisine. Elle jette brutalement sur la table un bol énorme. Le remplit de céréales qu’elle noie avec le lait. Elle y plonge une cuiller à soupe.

-         Tiens, mange ! dit-elle à sa fille.

Michel se lève. Il va partir pour son gentil travail, s’assiéra à son gentil bureau, parlera à de gentils adultes et passera une bonne journée. « Qu’est-ce qui m’attends-moi ? » songe Sylvie. «Une panière pleine de linge sale, laver les sols de la maison, dépoussiérer les meubles désherber au jardin…» « Le pire sera sans doute, sa conversation avec sa voisine par-dessus le mur du jardin. Celle dont la maison à l’air si parfaite. Toujours reluisante de propreté. » Cette femme exaspère Sylvie. Sa maison est un palais mais elle, ressemble à une chose qui vient de sortir d’une benne à ordures et ses gosses ! de vrais petits morveux !

La voix de Michel fait revenir sur terre sa femme. Il est debout à coté d’elle. Il prend le calendrier accroché au mur de la cuisine. Il entoure la semaine avec un feutre noir. Sylvie ne trouve pas que ce geste soit particulièrement amusant. Il n’a pas à traverser cet enfer tous les mois. Il ignore ce que c’est d’être une femme. Les règles, la grossesse, la douleur de l’accouchement et enfin la ménopause et sa démence avec laquelle les femmes vont à toute allure vers une mort certaine. Au moins il y a une lumière au bout du tunnel.

-         Tu as oublié n’est-ce pas ? chuchote Michel.

Il fait à nouveau un signe de la tête vers le calendrier. Pense-t-il vraiment que Sylvie soit assez saine d’esprit pour supporter une réflexion pareille ? tient-il au moins un peu à la vie ? ne se rend-il pas compte qu’ils sont dans la cuisine et que le couteau à découper est à portée de main ? 

Comment aurais-je pu oublier ? Sylvie rugit en arrachant le calendrier du mur. « Quel insensible il peut être ! » se dit-elle.  Elle sait qu’elle a ses règles. Elle sait qu’elle est dans la lune. Il veut qu’elle se colle une pancarte dans le dos ou quoi ? « en orbite serai de retour d’ici peu ! » Michel la fixe complètement déboussolé. Il fait semblant de ne pas comprendre. Sylvie lui lance un regard de folle. Celui qui autoriserait n’importe quel mari à l’enfermer dans un asile. Il fait un pas en arrière et sort de la maison. Elle ne peut lui en vouloir. Elle se sent comme possédée par le diable. Elle est en proie aux tourments et aux tortures d’une force inconnue qu’elle ne peut ni toucher ni sentir. C’est comme si quelqu’un contrôlait son corps, son esprit, son âme. Elle entend la porte se refermer doucement. Elisabeth est à coté d’elle tirant sur sa robe de chambre. Sylvie déteste quand elle fait ça.

-         Maman, je suis en retard et tu n’es pas habillée.

Sylvie monte les escaliers avec lassitude. Elle se sent submergée, embrouillée. Elle essaye de penser à la manière dont elle va gérer tout ce qu’elle a à faire. Elle se met à la recherche d’habits. Elle n’arrive pas à se décider. Elle enfile un vieux jean et un pull. Elle se sent grosse et répugnante. Elle descend les escaliers au pas de course. Elle pousse sa fille vers la voiture et démarre en trombe.

Dès que sa fille est déposée à l’école, elle rentre chez elle et s’effondre sur son lit. Elle a mal au dos. Elle s’apitoie sur son sort et commence à se sentir coupable. Elle aurait dû être gentille avec Elisabeth. Elle l’en a même pas embrassée pour lui dire au revoir. Michel non plus ne l’a pas embrassée.

Elle se lève et décide d’aller au supermarché. Elle fait le tour de la cuisine du regard et constate que la vaisselle sale et les aliments du petit-déjeuner sont toujours sur la table. Tout d’un coup sa maison entière est dans un désordre crasseux et Sylvie se sent inutile. Elle ne supporte pas sa maison. Les quatre murs sont en train de se resserrer sur elle. Elle doit sortir de là, maintenant !

 

Au supermarché, elle arrive à la caisse avec un chariot plein. Elle fredonne. Elle a l’air en manque. L’agent de sécurité est juste à coté d’elle. Il est en train de chuchoter dans son talkie-walkie. Elle imagine son appel à l’aide désespéré.

« Les gars, il y en a une en chair et en os ici. Une dérangée comme j’en ai jamais vu. Elle n’a pas la lumière dans tout le cerveau. Terminé »

Sylvie paye et se dépêche de sortir avant que les hommes en blanc ne viennent et ne lui mettent la camisole de force. Elle arrive chez elle exténuée. Elle est pitoyable, seule, déprimée. Vivement qu’elle redevienne humaine.

A seize heures, elle retourne chercher sa fille à l’école. Une fois  à la maison, elle essaye de l’aider à faire son travail. Elle la regarde se concentrer de toutes ses forces sur ses pages d’écritures. Elle regarde seulement. En fait, elle pense que sa fille grandit et prie pour trouver un moyen de lui éviter tout ça. Ce ne sera pas long avant qu’elle devienne une femme. Sylvie ne supporte pas cette idée. Elle dépose un baiser sur la tête de sa fille. Elle pense à Michel et jette un œil sur la pendule. Il sera vite là pour le dîner. Elle réussit à concocter un semblant de repas. Son mari arrive dans la cuisine, l’air fatigué. Il commence à manger. Le repas se passe calmement, sans heurts. Sylvie disparaît pour prendre sa douche. Elle entend Michel border Elisabeth. Ouf, elle n’est pas d’humeur à lui lire «Harry Potter». Quand elle arrive dans la chambre, elle entend son mari ronfler. Elle passe devant la chambre de sa fille qui est endormie sur le dos. Elle l’embrasse sur le front. Elle va se coucher et se laisse gagner par le sommeil.

A son réveil, les crampes atteignent le sommet de la douleur. Elle souffre physiquement mais la fin est proche, elle le sent. Elle se tourne pour embrasser Michel. Il n’est pas là. Elle jette un œil au réveil. Il est tard. Il a sûrement emmené Elisabeth à l’école. Il est chou, tout à coup ! elle l’aime à nouveau. Elle est redevenue normale. Il lui manque. Elle a envie de l’embrasser. Une fois de plus elle se sent coupable, coupable de cette mystérieuse maladie qui détruit son couple une fois par mois. « Je dois lui préparer un bon repas pour ce soir ».

Elle se lève et descend pour trouver la cuisine immaculée. Les amours. Ils savaient que je serais fatiguée et souffrante. Une tasse et une cuiller sont sorties. Elle verse son café et aperçoit une petite carte posée contre la boite de céréales.

 « Joyeux anniversaire de mariage Sylvie. Profite de ton café »

Joyeux anniversaire ? oh, cela lui était complètement sorti de l’esprit !

Tout lui revient. C’était les dix ans de leur mariage hier. Dire qu’elle a été affreuse avec Michel. Elle fond en larmes, se sent submergée de remords et de culpabilité. Elle est toujours à remuer son café et sent un truc collé dedans. Elle vide la tasse. Il y a quelque chose dedans. Une superbe bague en or !

Elle la passe à son doigt, la taille correspond parfaitement.

-         Oh Sylvie, honte à toi ! se dit-elle à voix haute.

Elle reconnaît la voix. C’est elle Sylvie. Elle est de retour dans son corps. Elle attrape le téléphone pour appeler Michel.

 

 

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**** Voici deux extraits tirés de mon premier roman "Une vie couleur vert pays", roman du terroir contemporain,inspiré de mon vécu de ces trente dernieres années agricoles...

 

Jean reçoit ce jour-là, un représentant pour changer son tracteur.

Ils sont installés à la cuisine depuis le début de l’après-midi. Françoise assiste à l’entretien mais ne dit mot. Elle jette un œil régulier sur la pendule. Plus le temps passe, plus l’heure de s’occuper des bêtes approche et le marché n’est toujours pas fini. Jean n’en finit pas. Ah ça, il sait négocier son homme, jamais elle ne pourra faire comme lui !

A l’heure dite, Françoise va retrouver son beau-père et lui dit :

 

– Il faut peut-être commencer de traire les vaches, Jean est toujours avec son représentant ?

– Je ne sais pas faire !

– Comment ça vous ne savez pas faire ?

– Non, avec la machine je ne sais pas faire et de toute manière les pots sont trop lourds pour moi !

 

Françoise garde son calme, elle a vu Jean mettre en route la machine plusieurs fois. Elle refait les mêmes gestes et la traite peut commencer. Mais que ces pots remplis de lait sont lourds à transporter vers la réserve de l’autre côté de la route.

Puis, elle monte à la grange et descend du foin frais. Hum, comme il sent bon ! Le souvenir de l’été lui revient en mémoire. Les vaches ont bien de la chance, elles sont nourries avec de la bonne marchandise.

Elle est fière d’elle, toute seule elle vient de réaliser le travail de son homme. De retour à la cuisine, elle constate qu’enfin le tracteur est acheté, et dit à Jean :

 

– J’ai fait le travail, tu peux aller vérifier, je crois n’avoir rien oublié !

Jean part à l’étable, suivi par sa femme. Il est heureux, tout est bien fait, il l’a félicite.

– Tu es maintenant une vraie paysanne ! Dès demain, tu peux rester avec moi et m’aider.

 

Les jours s’écoulent doucement. Françoise prend goût à sa nouvelle vie. Elle respire le bonheur.

Un matin, le vétérinaire arrive pour pratiquer la prophylaxie tuberculose et brucellose sur les bovins. Les bêtes n’aiment pas ce genre d’intervention, les piquer les rend nerveuses. Deux jours après, les résultats arrivent par courrier : la moitié du troupeau se révèle positif à la tuberculose, c’est la catastrophe. Jean est anéanti, il doit abattre ses bêtes !

Le vétérinaire lui conseille de tuer le troupeau en entier pour enrayer l’épidémie, mais également tous les autres animaux présents sur la ferme !

Nos deux jeunes tourtereaux ne nagent plus dans le bonheur mais dans la « mélasse ».

Que vont-ils devenir ?

Les jours qui suivent ressemblent plus à l’enfer qu’au paradis !

Les camions de l’abattoir viennent chercher les bovins. Jean peut assister à l’abattage mais pour Françoise c’est insoutenable, elle se réfugie chez une de ses belles-sœurs.

Ils sont obligés de tuer aussi leurs trois chiens, leurs poules, lapins et porcs.

Ils vont même consulter leur médecin pour voir si, par hasard, ils ne sont pas aussi porteurs du virus. A leur grand soulagement, celui-ci leur répond que non.

Quelle tristesse sur la ferme, plus une bête à soigner, le vide complet…

 

Jean reste des heures assis sur une botte de paille à regarder son étable vide, découragé. Sa femme est inquiète, elle ne peut pas laisser son homme dépérir ainsi.

Ils sont dans l’obligation de réagir, cela ne peut plus durer. Ils ne peuvent pas rester à se morfondre d’un passé qu’ils se doivent d’oublier.

Elle secoue son mari, l’encourage à prendre des initiatives, à repartir sur de bonnes bases.

 

– C’est un signe du destin, lui dit-elle, les bêtes de ton père étaient âgées, nous allons repartir avec du sang neuf. Tu verras, nous allons nous en sortir. Tu ne dois pas te laisser abattre au premier coup dur !

 

Jean retrouve son courage, pratique la désinfection complète de son étable et téléphone au groupement d’éleveurs. Notre jeune couple part prospecter dans le département du Doubs, berceau de la race laitière montbéliarde, avec l’aide du technicien, à la recherche d’un troupeau. Ils se décident pour les bêtes d’un couple d’agriculteurs qui émigre au Canada. Les vaches sont en état, bien soignées et bonnes productrices.

 

– Nous vous donnons notre chien Max, vous verrez c’est une brave bête.

 

Françoise et Jean rentrent en Auvergne plein d’espoir, plus unis que jamais.

Ils préparent l’étable pour accueillir leurs nouvelles bêtes dont l’arrivée est programmée quelques jours plus tard. Françoise est heureuse, elle retrouve son Jean connu actif et plein d’entrain.

Le grand jour arrive. Le camion du groupement est dans la cour de la ferme tôt le matin avec les bêtes qu’ils sont obligés de traire dès leur arrivée pour soulager leurs pis. Max saute du camion, heureux de retrouver la terre ferme. La vie est revenue sur l’exploitation.

Ces bêtes-là, ils vont les bichonner. Il ne s’agit pas d’attraper encore quelques virus.

Elles sont soignées comme dans un restaurant trois étoiles. Jean les brosse tous les matins ; il s’est même inscrit au contrôle laitier pour surveiller la production. Françoise l’aide avec plaisir et à chaque naissance, prend beaucoup de temps à choisir un doux nom au petit veau.

Elle a même fait des pancartes en carton, attachées au-dessus de chaque vache, avec leur nom, date de naissance et origines paternelles et maternelles. Elle a vu ce système dans l’étable d’origine des bêtes et cela lui a plu. Quel plaisir de traire à nouveau. Les bidons sont quasiment pleins à chaque vache. Leur malheur n’en est plus un. Ces vaches-là promettent un bel avenir à l’exploitation. Une production qui leur permettra d’envisager des investissements qu’ils n’auraient pas pu réaliser avant, le lait produit suffisait à peine à couvrir les frais de la ferme.

 

Nous sommes en décembre, l’hiver s’installe et les fêtes approchent.

Pour le jour de Noël, il est prévu qu’ils se rendent au repas familial organisé par la mère de Françoise, au chalet. Jean est embarrassé, laisser ses vaches seules, fraîchement arrivées, il peut arriver n’importe quoi dans l’étable. Françoise le rassure et prévient sa mère de venir avec le nécessaire pour préparer le repas chez eux, ainsi les bêtes resteront sous surveillance. La famille de Françoise arrive en fin de matinée à la ferme. Les femmes s’activent à la cuisine pour la confection du repas de fête, les frères de Françoise, quant à eux, curieux de tout, adolescents, vont aider Jean à finir de soigner les bêtes. Françoise discute tranquillement avec sa mère tout en mettant la table, et surprise, le compteur électrique disjoncte.

Elles n’utilisent pas d’appareils électriques puisque le repas mijote sur le fourneau à bois. Elle court à l’étable pour prévenir son homme ; lui non plus ne se sert pas d’engins électriques.

Un des jeunes frères monte par l’échelle au grenier à foin et se met à crier « au feu » !

Panique générale, si le foin brûle, tout y passe puisque la maison et les granges ne font qu’un seul bâtiment. Les minutes d’attente d’arrivée des pompiers durent des heures. Le feu a pris dans la petite porcherie située à l’arrière de la grange à foin. Une mère truie a mis bas récemment et pour tenir les petits au chaud, il est de coutume d’installer des lampes à infrarouges au plafond. Sans doute la truie a-t-elle gratté sa lampe avec son groin, celle-ci est tombée et a mis le feu à la litière de paille des petits !

Il a heureusement neigé un peu, ce qui ralentit la progression de l’incendie. Les pompiers ont pour priorité d’éloigner le feu de la grange afin de limiter les dégâts, celle-ci se situant au-dessus de l’étable où se trouve le troupeau de vaches laitières et se prolonge sur la partie habitation. Si le foin prend feu, c’est la catastrophe assurée.

Après quelques heures de combat, celui-ci est éteint au grand soulagement de tous. Seules les truies et leurs portées présentes en cette saison dans la porcherie ont péri dans l’incendie. Jean et Françoise s’estiment heureux, leurs belles vaches sont sauvées ainsi que leur bâtiment. Jean n’aurait sans doute pas supporté un deuxième incident dans sa vie de jeune agriculteur. Si ses vaches avaient péri, il aurait abandonné le métier !

Le repas de Noël a lieu dans l’après-midi avec des odeurs de brûlé et sans joie apparente, malgré les bons petits plats mijotés par les deux femmes. Ils reviennent de loin encore une fois. Décidément, le feu les poursuit…

 

Françoise prend de plus en plus goût au travail sur la ferme. Elle décide un beau matin de se créer un atelier bien à elle ; Jean ne s’en occupera pas. Avec l’aide du groupement, elle met en place un atelier d’engraissement de veaux de boucherie, une trentaine à chaque fois. Les animaux, installés dans des cases individuelles en bois, boivent la mixture préparée par Françoise à base de lait en poudre, dans des seaux. Quelques têtus ne veulent pas boire sans tétine mais Françoise garde patience et volonté. Elle a acheté des tétines flottantes et tout rentre dans l’ordre en quelques tétées. Les veaux sont engraissés sur une période de trois mois puis un vide sanitaire d’un mois est obligatoire, avant de rentrer un nouveau lot.

 

Le protocole d’engraissement a fixé « jeun » pour les veaux, le dimanche soir. Mais si par malheur quelqu’un rentre dans le local, ce sont des meuglements à n’en plus finir. Les veaux pensent à leur ventre et rien ne vient les alimenter. Plusieurs fois, Françoise doit faire la loi avec un des frères de Jean, agriculteur dans le bas du village. Régulièrement, il vient le dimanche soir faire du bruit, se servir d’un engin quelconque vers ses veaux, cela lui devient intolérable.

Elle souhaite qu’on respecte son travail, elle veut s’imposer dans ce milieu si hostile lors de son mariage. Au bout de quelques semaines, son beau-frère cesse ses visites ; il a compris qu’il dérangeait.

 

 

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Pendant que son épouse trait les vaches, Jean nettoie la stabulation et l’aire extérieure avec un rabot attelé derrière le tracteur. Le fumier est ainsi déposé dans une fosse qu’ils ont créée lors de la rénovation.

Ce travail ne lui prend que quelques minutes. Il paille ensuite l’aire de couchage des bêtes et distribue la nourriture devant les cornadis, ensilage d’herbe ou de maïs suivant la saison et du foin. Lorsque la traite est terminée, les vaches sont toutes bloquées aux cornadis. Il peut alors leur distribuer le concentré alimentaire fabriqué à partir de farine de blé produit sur la ferme, passé au moulin à farine tous les deux jours, à laquelle il ajoute un peu de tourteau de soja et des minéraux. Chaque vache ayant une ration différente suivant sa production laitière, son état de santé, son état de gestation. Les bêtes taries ou prêtes à vêler se trouvent séparées du troupeau et reçoivent une ration différente. Les veaux ne tètent pas sous leurs mères mais ont un petit coin bien à eux. Ils reçoivent leur lait respectif, le colostrum, pendant les cinq premiers jours, au biberon. Leurs mères sont traites au bidon, à part du reste de la production, pour récupérer ce colostrum. Puis, les jours suivants, Françoise donne aux veaux une préparation lactée à boire au seau avec ou sans tétine flottante, suivant leur entêtement et leur capacité à boire sans téter.

Seules les femelles sont gardées pour assurer le  renouvellement du troupeau laitier. Elle leur trouve à chaque fois un joli nom avec la lettre définie chaque année de naissance par le contrôle laitier. Elle remplit les déclarations de naissance où elle doit dessiner les veaux avec leurs taches bien placées sur leur robe afin de les reconnaître par la suite. Jean leur met les boucles jaunes aux oreilles. Les mâles sont vendus au marchand qui passe régulièrement à la ferme chaque semaine, ce qui n’empêche pas Françoise de remplir les déclarations de naissance, les dessins et les boucles. Chaque animal sur la ferme se doit d’être déclaré.

Ils pourraient créer un atelier d’engraissement et garder leurs veaux mâles mais ils ont bien assez de travail pour le moment avec les trois enfants encore bien jeunes. Françoise ne désire pas passer tout son temps sur l’exploitation.

 

Les pluies de mai, abondantes au point de saturer la terre et de faire sortir les ruisseaux de leur lit, se sont obstinées encore longtemps. La terre, avec le printemps, fume doucement au travers d’une végétation dont il semble que rien ne peut plus arrêter le développement.

 

Une brume légère envahit la campagne même aux heures les plus chaudes de la journée. Jean, marchant à grands pas, chaussé de bottes en caoutchouc, son chien pour compagnon, mâchouillant un long brin d’herbe, scrute les prés en évaluant la quantité de balles de foin qu’il pouvait escompter. Après la longue somnolence de l’hiver et le lent réveil du printemps, l’été et ses gros travaux ne demandent qu’à se libérer. Jean a depuis plusieurs jours, avec l’aide de sa femme, sorti le matériel du hangar sous lequel, à l’abri de la pluie, il a passé de longues heures à réviser toutes les mécaniques. La faucheuse rotative, la toupie, l’andaineur n’attendent que le soleil de juin pour se lancer à l’assaut du foin qui sera bottelé par l’entreprise de travaux agricoles, le couple ne possédant pas de presse à balles rondes, trop onéreuse.

L’impatience de Jean est revenue se ruer à nouveau dans l’immensité de cette marée verte sur laquelle la douce brise d’ouest escorte les dernières pluies. Son métier lui colle à la peau. Chaque matin, il part à la découverte de sa ferme, il lui faut arpenter prés et champs où se nichent ses trésors culturaux.

Et puis, un matin, au changement de lune, la pluie cesse. Le soleil vient réchauffer la terre, alors Jean comprend que les grands travaux vont commencer sous l’azur du ciel.

Les labours et semis de printemps sont presque terminés. Jean regarde avec anxiété les terres closes et silencieuses. Sous la mince couche brune, les graines et la terre travaillent à cette magie de la germination jusqu’à l’éclosion. Période la plus difficile pour le paysan : la surveillance de ses cultures contre les attaques de divers insectes pouvant réduire à néant le travail de plusieurs jours, voire la récolte de l’année !

 

 

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**** Voici deux extraits de mon deuxième  roman "Un orage d'amour" , roman fictif et sentimental...

 

 

        Sophie a regardé Julien. Elle a regardé son amour de trente ans, son compagnon de route, de plaisir et de peine. Elle s’est dit « c’est fini ».

Elle avait prononcé les mots définitifs. Elle avait eu peur de lui faire mal, mais elle ne voulait pas perdre son nouvel amour. Il fallait qu’elle quitte Julien.

Il était debout contre la cheminée. Elle, assise dans son fauteuil roulant.

Tout se défaisait et pourtant ils avaient l’impression de vivre une histoire banale. Oui, c’était normal. Ce qui ne l’avait pas été, dans la norme, c’était d’avoir vécu si tranquilles ensembles durant trente années. Plus d’un tiers de vie !

C’était d’avoir cru que cette tranquillité se prolongerait dans le temps.

 

-         Tu devais bien te douter de quelque chose !

 

Ses yeux répondirent non. Il s’était détourné. Il avait l’air malheureux et, sous ses cheveux grisonnants, malgré les rides, quelque chose d’un enfant.

Sophie voulait lui parler, mais elle ne le pouvait pas. Elle regardait cet homme, au visage crispé, son mari, qui regardait ailleurs et elle pensa un instant à son mariage. Il est venu s’asseoir à côté d’elle.

 

-         Parle, Sophie. Dis-moi pourquoi après tant d’années…

 

Sophie posa sa tête sur son épaule et lui expliqua qu’elle l’aimait beaucoup. Qu’elle l’aimait tendrement. Qu’elle lui resterait toujours très attachée. Qu’il était toujours le père de ses enfants, l’homme qui l’avait accompagnée pendant des années, lui avait fait découvrir l’amour, la vie, mais maintenant elle regardait autour d’elle. Elle avait eu un coup de foudre. Elle aimait un autre homme. Un homme au cœur si tendre, au regard si doux qu’elle ne pouvait y résister. Elle ne lui reprochait rien mais leur amour était différent. Il était devenu routinier et elle ne se sentait plus femme. Le travail avait pris trop d’ampleur dans leur couple. Elle aspirait à plus de tendresse, d’évasion, de rires. Elle en avait assez de cette monotonie ambiante.

Henri l’avait séduite. Elle ne se sentait pas capable de faire machine arrière…

Julien avait mal. Il ne savait que répondre. Les seuls mots qu’il trouvait étaient « aime-moi encore ! », « aime-moi comme avant ! » comme lorsqu’autour d’eux, tout était jeune !

Mais c’était impossible. Il y avait entre eux trente ans de vie commune. Ils avaient cinquante ans. Leurs corps se connaissaient par cœur…

Julien s’est relevé. Il est allé à la fenêtre et les yeux scrutant le ciel, a dit :

 

-         Si tu es d’accord, nous nous séparerons à l’amiable. Les enfants sont majeurs. Il n’y aura pas de problèmes de garde. Leur as-tu parlé ?

 

Pendant trente ans, ils avaient été complices dans le bonheur ou le malheur. Il refusait de l’être dans les larmes, alors il accepta cette séparation !

Il ne s’était douté de rien. Tous les jours, elle était là, présente. Elle lui préparait de bons petits plats, ils parlaient du travail, des enfants, comme ils l’avaient toujours fait. Chaque nuit, elle s’endormait à côté de lui.

 

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Sophie devint songeuse. Elle avait parfois l’impression, d’être jeune, dynamique, d’avoir toute la vie devant elle, et d’autres jours le sentiment d’urgence, comme s’il fallait qu’elle fasse tout, tout de suite, comme si la mort frappait à sa porte.

Ce jour-là, elle avait l’impression d’avoir quatre-vingt ans !

Elle s’habilla péniblement et passa du lit au fauteuil roulant avant de s’aventurer jusqu’à la cuisine.

« Julien n’est pas facile à vivre », songea-t-elle, « Pourtant si attentif et compréhensif mais exigeant aussi. Il est surmené, obsédé par sa ferme. Il veut que tout soit parfait et il s’épuise pour y parvenir. Elle aimerait tant l’aider comme avant… »

 

L’atmosphère était lourd, morne. Sophie sortit dans le jardin.

A travers les arbres, elle apercevait le scintillement de l’eau de la rivière, le ciel, d’un bleu immaculé inondait le paysage. Elle se sentit revivre. « Elle ne devait plus brasser des idées noires comme ce matin », songea-t-elle en colère. «  La vie est belle et mérite d’être vécue, même assise ! »

Elle choisit un livre dans la bibliothèque et s’installa au soleil sur la terrasse. Elle lut quelques pages avant de s’assoupir. Le soleil lui chauffait délicieusement le visage, puis des nuages couvrirent le soleil, l’air fraichissait.

Sophie rentra dans la maison et prépara le repas pour Julien. Elle avait envie de pleurer, de se laisser aller mais elle lutta. Elle ravala les déceptions, les chagrins, les désirs, elle étouffa ses souvenirs, ne plus songer à Henri, elle était là maintenant avec Julien, elle devait pousser leur vie jusqu’au sommet de l’énorme colline !

Julien arriva à midi. Il avait oublié de l’appeler, sans doute n’en avait-il pas eu le temps. Il s’en excusa en l’embrassant sur le front.

Il se mit à pleuvoir. L’eau ruisselait dans la gouttière et éclaboussait le toit. Elle tombait des arbres par rafales et tirait un rideau sur le paysage.

Sophie n’aimait pas ce temps. Elle était assise en face de Julien, elle l’écoutait raconter sa matinée mais ne cessait de penser au passé. Elle ne pouvait pas prolonger cette situation. Elle ne pouvait pas s’enfermer dans ses souvenirs pour toujours. Elle devait trouver quelque chose à faire, quelque chose d’agréable pour tout oublier.

Elle sourit à Julien et lui parla de son idée. Il devait l’aider à trouver une occupation s’il ne voulait pas voir sa femme dépérir de chagrin.

 

-         Je t’aiderai, je te le promets.

-         Il y a des choses que tu ne peux pas comprendre.

-         Veux-tu m’en parler ?

-         Je ne crois pas que je pourrais.

-         Il faut absolument que tu parles à quelqu’un pour te libérer l’esprit.

-         Tu ne sais pas pourquoi je suis partie…

 

Le silence régna soudain dans la pièce. Il n’y avait pas le moindre bruit dans la maison comme si toute vie était suspendue. Soudain l’angoisse s’abattit à nouveau sur Sophie comme un oiseau affolé !

 

-         Je t’aimais et je suis partie, gémit-elle.

-         Tu as cru faire le bon choix. Je ne m’occupais pas assez de toi, j’ai détruit notre amour moi-même et tu es allée en chercher un nouveau !

-         C’est ce que tu crois ?

-         Oui. Tu es forte, tu surmonteras tes angoisses, tu l’oublieras. Je ferai tout pour cela. Arrêtes de te laisser ronger par la culpabilité. Tu lui as donné beaucoup. Tu as été heureuse avec lui mais si tu as retrouvé ta lucidité et tu m’es revenue, c’est le principal.

-         Tu crois ?

-         Je le sais. Tu voudrais que tout soit parfait dans notre vie et ce n’est pas possible, nous ne sommes pas des saints mais de simples humains. La faute est humaine !

 

Sophie sourit.

 

-         Tu vois clair, je t’en remercie. Nous allons repartir sur de bonnes bases sans rancœurs, dans la joie et la douceur.

 

Julien enlaça sa femme, l’embrassa longuement avant de disparaitre, le travail l’attendait.

Une douce chaleur se répandit dans la poitrine de Sophie, une force tranquille. C’était le retour à la vie, à l’espoir. Elle s’était vue sombrer dans la dépression, elle se voyait guérie.

 

La clef de Julien tourna dans la serrure et il entra. Il trouva sa femme à la cuisine. Elle avait dressé la table et cuisiné une quiche comme il aimait tant. L’odeur l’avait guidé dans toute la maison. Il était heureux, sa femme revenue, la vie redevenait pétillante.

Il la prit dans ses bras, ses bras si sûrs. Elle posa sa tête sur son épaule. Elle se sentait rassurée.

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**** Extraits de : "une vie qui n'en finit pas"   roman de 2010...

 

     Annie rêvait qu’elle était étendue sur le divan, en face de la cheminée, ce qui d’ailleurs était le cas. Elisabeth se tenait devant elle, corps et vêtements un peu flous, comme vus à travers une écharpe de brouillard, mais le visage aussi net que s’il eût été illuminé par des projecteurs. Jamais Annie n’avait lu sur un visage une expression semblable à celle qui déformait, dans son rêve, les traits de l’adolescente. Les yeux étaient ouverts de façon si monstrueuse que le blanc apparaissait autour de l’iris. Le teint était d’un gris cendre, et un cri de terreur étouffé semblait avoir entrouvert les lèvres pâles.

Annie éprouva une frayeur telle que, au cœur même de son sommeil, elle essaya de bouger. Elle en fut incapable et, là encore, reconnut un symptôme classique de l’état onirique. Elle accueillit presque cette paralysie concrète comme une confirmation du fait qu’elle vivait un cauchemar, et rien d’autre.

C’est alors que l’ombre apparut.

Ombre informe, tout d’abord ; mais Annie savait que cette ombre possédait une forme réelle qui, sans qu’elle sût comment ni pourquoi, lui échappait. Elle n’en pouvait rien percevoir d’autre que ses dimensions et sa nature menaçante ; et tandis que l’ombre grandissait, tout contre l’Elisabeth de son rêve, la bouche d’Annie s’ouvrit pour lancer un cri qui, pour être silencieux, n’en était pas moins pathétique. Le choc fut si douloureux qu’elle s’éveilla. Et ce fut pour aborder à la séquence la plus atroce du cauchemar.

Elle se trouvait étendue, ainsi qu’elle s’était vue dans son rêve, sur le divan, devant la cheminée. Elle sentait le tissu broché contre sa joue et la raideur de ses muscles crispés. Elle était bien éveillée : l’image d’Elisabeth, apparue dans son rêve, s’était dissipée.

Mais l’ombre était toujours là.

Elle flottait entre Annie et le foyer, masse d’un gris sombre, dense, informe ; épaisse comme un nuage de fumée ; faisant écran devant les tisons rougeoyants au point de les éteindre presque totalement.  La forme était en train d’apparaître, et de se composer au prix d’un effort qui faisait se tordre et danser lentement les remous épais de cette masse crépusculaire…

Et soudain, tandis qu’Annie se débattait frénétiquement contre la paralysie qui continuait à peser sur elle, la délivrance lui vint, sous les espèces d’un son en lequel elle pouvait reconnaitre un écho du monde réel. Une voix, assourdie par la distance et l’épaisseur des vitres au point de n’être plus qu’un écho funèbre, appelait :

 

-         Reviens, reviens… Rami… Reviens…

 

Au prix d’un effort déchirant, Annie s’arracha au divan et se redressa. Et finalement, réellement, se réveilla. Car, bien entendu, le dernier épisode n’avait été qu’un prolongement de la première partie de son rêve. « Rêver que l’on s’éveille est un phénomène banal », se dit-elle. Mais, lorsqu’elle porta la main à son front, elle le sentit baigné de sueur.   

 

     Seul demeurait, dans la cheminée, le vague reflet rougeâtre des derniers tisons qui s’éteignaient normalement, sans que rien ne s’interposât entre eux et le regard d’Annie. Celle-ci, qui, sans s’en rendre compte, avait retenu son souffle, laissa échapper un soupir. « Grand Dieu ! Quel cauchemar abominable ! » Pensa-t-elle. Elle se demanda ce que trouverait Tony pour en expliquer l’origine. Ou Clément. Elle eut un sourire : le jeune homme se livrerait, sans aucun doute, à une interprétation d’un freudisme ébouriffant.

Elle se leva et, bien que tentée par ce qu’il y avait de moins courageux en elle, tourner le dos à la cheminée, se fit violence. Laissant l’électricité allumée dans le salon, elle monta l’escalier d’un pas plutôt vif.

Tandis que dans son lit, elle cédait peu à peu au sommeil, elle se surprît à tendre l’oreille pour le cas où se renouvellerait l’appel qui l’avait réveillée. Mais elle n’entendit rien. Sa chambre donnait sur la rue, et l’appel lui avait semblé provenir du côté du jardin, sur lequel ouvraient les fenêtres d’Elisabeth. Déjà somnolente, elle se fit la réflexion que Rami, vraiment choisissait un vilain temps pour se promener.

« Et pensa-t-elle à l’instant de sombrer dans le sommeil, quel drôle de nom pour un chat !... »

 

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Tony accueillit d’un air amusé le regard que lui adressait la jeune femme, mais l’expression de son visage se modifia de façon subtile.

 

-         Ne vous inquiétez pas, vous ne courrez aucun danger, assura-t-il.

 

Annie se rejeta contre le dossier du divan et, le regard fixé sur les flammes, sentit le bras de Tony se glisser derrière elle. Les approches de l’âge mûr avaient leurs inconvénients, sans aucun doute ; entre autres, la disparition de ces brusques flambées de passion qui font vibrer le sang des êtres jeunes. En contrepartie, les terreurs de la jeunesse se réduisaient, l’âge venant, à de simples appréhensions.

-         Ne jouez pas les saintes nitouches, murmura Tony en lui effleurant le menton du bout des doigts.

 

Elle se tourna vers lui en souriant.

 

-         Je ne joue pas les saintes nitouches, assura-t-elle, je suis simplement fatiguée.

-         C’est presque un défi.

 

Le regard de Tony descendit jusqu’aux lèvres d’Annie, et celle-ci éprouva ce mélange d’émotions que connaissent toutes les femmes en pareilles circonstances : un sentiment de triomphe, nuancé d’une inquiétude assez excitante en soi. Leurs lèvres se rencontrèrent. Ce fût une étreinte circonspecte, réservée du côté d’Annie, exploratrice du côté de Tony. Lorsque ce dernier releva la tête, tous deux tenaient encore leurs verres pleins dont ils n’avaient pas renversé une seule goutte. Puis Tony ferma à demi les yeux. Il posa son verre sur la table et s’empara de celui d’Annie, qu’il plaça à côté du sien. Avec l’expression concentrée qu’il arborait sans doute, se dit Annie, lorsqu’il commençait un cours, il la prit dans ses bras.

Tout d’abord elle eut envie de rire, tant chacun des gestes de Tony était mesuré. Puis l’amusement fit place à une impression de détente agréable, celle que doit ressentir un chat que l’on caresse. Pendant les premières secondes de ce deuxième baiser, Annie n’éprouva rien d’autre que la satisfaction purement physique que connait un homme qui, après un jeûne prolongé, se trouve enfin devant une table bien servie. Il y avait tant d’années…

Mais, peu à peu, une autre sensation s’insinua insidieusement en elle, et brusquement Annie se rendit compte que le plaisir avait été remplacé par la terreur. Elle essaya de se dégager, mais le poids du corps de Tony la clouait au canapé ; la pression de ses mains était si douloureuse qu’elle avait envie de crier, mais les lèvres de Tony la bâillonnaient, l’empêchant de parler, de respirer… C’était un cauchemar, d’autant plus horrible qu’Annie ne s’était pas attendue à rencontrer chez Tony une indifférence aussi impitoyable à sa souffrance.

Puis, brutalement, toutes les lampes de la pièce s’allumèrent en même temps, aveuglantes ; une voix, infiniment lointaine, s’emblait-il, se fit entendre.

Tony continuait à peser sur Annie, immobile, inerte. Au bout de quelques secondes, il se redressa, et Annie, à travers les larmes que lui avaient arrachées la peur et la souffrance, vit Clément planté sur le seuil du salon, visiblement stupéfait. Elle se redressa et essaya de rajuster sa jupe.

Clément décocha à Tony un regard spéculatif et disparut, sans commentaire, sans un mot d’excuse, ce qui donna à Annie une haute idée du tact du jeune homme. Elle n’avait pas osé regarder Tony, mais elle avait une conscience intense de sa présence. Replié sur lui-même, il cachait son visage dans ses mains.

  

  025

 

 

 

**** Extraits de "L'ordonnance du coeur"  : roman de 2011

 

 

Exceptionnellement elle eut le droit de se rendre au bal du quatorze juillet.

Avec ses amis elle profite pleinement de cette autorisation.

Dans le groupe, un garçon la regarde souvent.

Il venait d’arriver.

Ses parents avaient acquis une maison située dans le même quartier que celle de Chantal.

Il est grand, mince, brun aux yeux bleus, avec un sourire enchanteur.

Agé de dix-sept ans, en classe de terminale, il venait de Marseille !

Son accent amuse le groupe d’amis mais Chantal trouve cette façon de parler très agréable à l’oreille.

Grégory, un très beau prénom que la jeune fille mémorise très vite…

 

Ils deviennent très vite proches au point de vivre un début d’histoire d’amour.

Celle-ci commence ce fameux quatorze juillet.

Ils passent la journée tous ensemble sur la plage à jouer au badminton, au beach-volley, nager le plus loin possible, rire et parler, prendre le temps de se restaurer dans une pizzéria, regarder le feu d’artifices et enfin aller danser.

Chantal est heureuse.

Elle vit un été formidable, un été meilleur que ce qu’elle a imaginé et ce garçon ne lui déplait pas.

Ils se mettent à se confier l’un à l’autre, d’abord timidement puis s’installe entre eux un climat de confiance, ils se livrent facilement et riant à pleine gorge, isolés sur la plage, le reste du groupe ne les préoccupe plus… ils se joignent aux autres jeunes pour se rendre à la fête mais leurs mains s’enlacent faisant battre à cent à l’heure le cœur de Chantal, trop émotive.

Les deux jeunes gens se rapprochent inéluctablement lors du bal.

Il invite la jeune fille à danser, si belle dans sa robe fleurie, ses cheveux défaits balayant son visage au moindre souffle de vent.

Lors d’un slow sur une chanson de Mickael Bart, le chanteur qu’aurait dû rencontrer Chantal, elle sourit en y pensant, leurs corps se rapprochent.

Grégory est prudent, il ne souhaite pas brusquer la jeune fille.

Et lui aussi n’est pas un expert en la matière, il est si jeune !

Chantal pose la tête sur son épaule, confiante, heureuse.

A-t-elle rencontré l’amour comme à la télévision ?

Les danses s’enchainent, ils ne se lâchent plus, dansant jusqu’à l’ivresse.

Grégory l’embrasse tendrement dès le deuxième slow.

Elle se laisse faire.

Leurs lèvres se rejoignent dans un baiser fougueux et tendre à la fois.

Il ne peut s’empêcher de caresser les cheveux de la jeune fille puis descend ses mains dans le dos en les remontant ensuite doucement sous le corsage pour finalement venir effleurer ses seins.

Chantal ne résiste pas, elle sent son corps s’abandonner à ce grand jeune homme.

Elle noie son regard dans le sien, et là, une femme sensuelle, sexuelle apparait sur son visage,

De ses doigts il peigne ses cheveux, elle sent dans la douceur de ses gestes une telle tendresse ! Ce soir sous ses mains elle se sent pleinement devenir femme.

Avec ses deux mains il descend sur son doux visage, le toucher chaud et léger la fait frissonner terriblement et elle se sent rougir en imaginant ses mains caresser son corps tout entier.

Il approche son visage et elle sent son souffle chaud et délicieusement parfumé venir envahir son esprit déjà très embrumé. Elle sent ses lèvres palpiter sous les siennes, s’écarter comme jaugeant la distance et revenant ensuite, picorant sa bouche comme un oiseau picore un fruit bien mûr. L’émotion est si forte qu’elle laisse échapper un gémissement.

Elle sent sur sa peau la caresse du vent et se rend compte que son corps est couvert de gouttelettes d’eau. Elle transpire de bonheur.

Ils se comprennent. Quelque chose d'indéfinissable les rapprochait, comme s’ils se connaissaient depuis des années. Toutes les craintes que Chantal avait enfouies et qui restaient tapies au fond d’elle s'apaisèrent.

Elle rayonnait.

 

 Les vacances continuent, il reste encore plus d’un mois avant leur séparation.

Les deux jeunes gens profitent pleinement de leur rencontre.

 

 

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L’année scolaire touchait à sa fin.

Le bac de français quant à lui, approchait.

Chantal n’aimait pas les cours de français, mais ne pouvait se souscrire  à l’examen.

Elle apprécie néanmoins la littérature et l’écriture, elle tient son journal intime depuis des années…

 

          Les mots peuvent être très beaux comme être horribles, il faut tous les connaitre et même lire entre les lignes pour comprendre les lettres, les livres. Les mots peuvent être remplis de chaleur, de douceur, d’amour, de liberté, de tendresse, d’espoir, mais aussi de désespoir, de rancœur, de douleur, de maux tout simplement.

Les livres de sa bibliothèque, Chantal les a tous lus. Mais celui qu’elle préfère, est une histoire d’amour, si belle, si forte, si dure, si triste parfois, où règne un climat vibrant, excessif entre deux êtres éperdument amoureux, où l’atmosphère dégagée bouillonne de sentiments contradictoires, vivaces et captivants.

« Les hauts du hurlevent », rien que le titre lui avait donné envie de lire ce livre,  où des personnages fictifs mais si réels à la fois, dégageaient une chaleur passionnelle.

Lorsqu’elle se replonge dans la lecture de ce livre, elle se glisse dans la peau de l’héroïne, son histoire l’attire comme un aimant, elle vit intensément l’amour de la jeune fille pour cet homme mûr ; cet amour chaud, brûlant, intensif, irréel, incontrôlable, où la passion, l’ardeur, la flamme, la violence l’entraine dans une atmosphère d’admiration, de plaisir et de folie,  lui fait revivre cet été brûlant auprès de Grégory. Son livre, elle le connaît par cœur, chaque chapitre, chaque page, chaque mot ; il n’a plus de secret pour elle.

 

Elle travaille avec acharnement jusqu’au jour J.

 

Assise dans l’amphithéâtre où avaient pris place tous les élèves de première, les copies furent distribuées par les surveillants et la sonnerie retentit.

Elle avait quatre heures.

Regardant les sujets, elle choisit celui qui l’intéressait le plus.

« Vivre à la ville ou vivre à la campagne, quel est pour vous le lieu idéal ? »

Prise d’une frénésie d’écriture, elle remplit la page blanche et rendit sa copie dans le temps imparti.

 

Retrouvant ses camarades, la plupart satisfaits des sujets, ils partirent ensemble se détendre autour d’un café et d’une partie de babyfoot.

Le lendemain ils se retrouvèrent pour l’épreuve orale de français.

Chacun avait un jury défini, dans une salle précise.

Chantal ressortit de l’épreuve relativement satisfaite, sa langue n’avait pas trop fourché et elle avait montré son savoir en évoquant quelques citations lors de l’entretien.

 

Après un dernier café, un dernier babyfoot, ils se souhaitèrent de bonnes vacances, avec le soleil si possible, en se disant à l’année prochaine.

L’année de terminale sera dure, ils devaient prendre du tonus pendant tout l’été.

 

Chantal rentra chez elle, souriante.

Ils partaient pour la Bretagne d’ici deux jours, elle allait retrouver non seulement ses amis mais aussi son amour Grégory.

Elle l’avait vu pour les fêtes.

Il était venu passer quelques jours à Paris.

Ils avaient visité la ville, énormément parlé de leurs études, de leur avenir.

Ils s’étaient retrouvés comme des amoureux, heureux d’être ensemble mais encore respectueux l’un de l’autre sans jamais imaginer de passer à l’acte malgré l’envie.

Lors du départ de Grégory, après qu’il lui ait donné un long baiser langoureux, après une  étreinte forte et douce à la fois, Chantal avait ressenti une immense douleur dans la poitrine, pâle, en pleurs, elle l’avait salué une dernière fois par un signe de la main et avait couru se réfugier dans sa chambre.

Elle s’était posé multiples questions, une seule l’avait vraiment tracassée « Etait-ce cela être amoureux et avoir envie de vivre ensemble pour toujours ? »

 

Elle  s’était reprise et avait réfléchi que l’été n’était pas si loin.

Grégory sera là, elle vivra son amour.

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 16:22

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Mon 1er roman : roman du terroir !
 Paru en 2008


Roman dont l’action se déroule à la fin du XX eme siècle, début XXI eme.

           
Une saga paysanne dans laquelle vous découvrirez un jeune couple de paysans armés de courage pour supporter les diverses crises agricoles qui parcourent leur vie !
Les êtres y cheminent entre bonheur et crainte du lendemain. Ils connaîtront aussi la crise de la vache folle…

 


"Une vie couleur vert pays"

Ecrit par Laurence POURIEUX    
auto-édition

Après le succès de son autobiographie « Semailles Et Pagaille », Laurence Pourieux signe ici son premier roman, mélange de fiction et d’expériences vécues. 

 
 

4eme de couverture :

Cette saga familiale s'ouvre sur la découverte du monde rural par une jeune citadine. Une nouvelle vie s'offre a elle avec la joie de vivre au contact des bêtes, des traditions rurales et des frémissements de la campagne... Les êtres y cheminent entre bonheur et crainte du lendemain.  Cette vie de paysan à laquelle Françoise s'est mariée, sera remplie de courage, de ferveur, de pudeur et de ténacité. Mais la maladie touchera aussi l'héroïne de plein fouet !

Une saga paysanne qui sent bon le blé et le vent des prairies sous le ciel de l'amour, dans ce Limousin ou ils ont choisi de vivre...

Comme l'écrit Françoise sur son petit carnet :
" Limousin, terre d'accueil, nous t'avons choisi pour y vivre, pour y travailler. Nous te confions notre avenir et celui de nos enfants. Tu es l'espoir de notre réussite; aide-nous à nous épanouir et ne pas regretter de t'avoir choisi comme pays de vie !"


 ISBN : 978-2-9531541-1-5        
Prix 18 € frais de port inclus

  Ce roman, je viens de le faire publier sur le site
www.lulu.com
   mais avec une autre couverture                                                                               
                                               



BIOGRAPHIE :

Laurence Pourieux naît en région parisienne en 1959.

Elle se destine à devenir biochimiste en passant le BAC F7 en 1977 et le BTS F7 en 1979. Elle rencontre son mari lors des vacances d'été, il est payan, elle deviendra paysanne. Ils ont 4 enfants.

Elle exerce avec passion le métier d’agricultrice pendant plus de 20 ans.
Elle l’exercerait encore si le destin n’avait pas décidé de s’acharner sur elle.
 Elle est atteinte d’une sclérose en plaques diagnostiquée en 2000.

Elle a trouvé refuge dans l’écriture. Celle-ci est devenue sa thérapie depuis qu’elle se trouve en fauteuil roulant. Son premier ouvrage est paru en 2006 chez editeurindependant.com.  Elle a publié depuis un journal intime, 2 livres de poésies et plusieurs ouvrages jeunesse.  


INFO :
Pour chaque roman 1 vendu
1€ est reversé à la NAFSEP
pour la recherche contre la sclérose En Plaques !

 




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JE VOUS DONNE RDV AUX SALONS DU LIVRE 2010 :



* Rencontre avec des élèves du LPA de Magnac laval (87)

le Mercredi 28 Avril 2010


* Sablé sur Sarthe (72) le Dimanche 02 Mai 2010

 


* La Tour d'Auvergne (63) le Samedi 15 Mai 2010

* Duras (47 le Dimanche 16 Mai 2010


* Saint Amand Montrond (18) les Samedi 05 et Dimanche 06 Juin 2010.


  * A Nanteuil (16) le Samedi 12 Juin 2010

* Parisot (82) le Dimanche 13 juin 2010


 * Pampelonne (81) le Dimanche 04 Juillet 2010


* Montrol Sénard (87) le Dimanche 18 Juillet 2010

 

* Egliseneuve d'Entraigues (63) le Mercredi 28 juillet 2010

(à confirmer)


* Salon des arts à St léger Magnazeix (87) le Dimanche 08 Août 2010

 

* A Montclar du Quercy (82) le Dimanche 29 Aout 2010

 

* Salon des auto-édités à Rochechouart (87) les Samedi 18 et Dimanche 19 Septembre 2010

(à confirmer)


* Royat (63) le Dimanche 03 Octobre 2010

 

liste qui se complètera au fur et à mesure des réponses aux demandes que j'ai faites. 


Mais si vous désirez un de mes livres je reste à votre disposition par mail !

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PREMIERS COMMENTAIRES
DE LECTRICES
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LA PRESSE A DIT

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EXTRAIT LU, VIDEO !



Reportage radio du 25/06/08

Rediffusion fin juillet 2008...
 


E-book paru pour vous faire découvrir ce roman. Quelques pages pour votre plaisir à lire gratuitement...


puis si vous souhaitez acquérir le livre, n'hésitez pas à me le demander !

 

LIEN ICI link


 






LIVRE RETENU POUR LE PRIX LITTERAIRE 2008-2009 HANDI LIVRE, CATEGORIE ROMAN !
IL A TERMINE DANS LES 5 PREMIERS

* Pour acquérir ce livre, voici le bon de commande à m'envoyer.
 
BON DE COMMANDE DES ROMANS

A visiter aussi pour plus de facilité pour vous y retrouver dans mes livres , mon site auteur ! 

http://sanguirena.jimdo.com


la%20poesie


Paru en Avril 2009, mon tout nouveau recueil de poésies revu et corrigé, illustré en noir et blanc et il contient 300 pages !
la couverture étant entièrement réalisée par mes soins !
son titre est inchangé car il lui convient à merveille

                           
"Avec l'encre de mon coeur"

Pour celles et ceux qui ont connu et lu la première version, au même prix(10€) vous pourrez voir la différence de qualité au niveau imprimerie et mise en page, de couverture , mais j'espère aussi de mes textes ! 
PARU !


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Mon 2em roman 

 paru en 2009

Son titre : Un orage d'amour
Son thème (les mots sont déjà dans le titre), voici sa 4em de couverture :

"Sophie, femme de cinquante ans, mariée, heureuse, redécouvre l'amour par hasard, quitte tout pour cet homme avec lequel elle se sent rajeunir et redevenir une femme !
Mais sa conscience ne lui permet pas de vivre tranquille...
Sa vie sera remplie de rebondissements !"

Sa couverture :



196 pages d'amour et d'aventure pour ensoleiller vos journées.... un livre à ne pas manquer !


ISBN : 978-2-9531541-6-0
Son prix : 18€ frais de port inclus  


new22Je vais concourrir avec ce roman, au prix littéraire handilivres 2010 !

sera-t-il sélectionné comme le premier ?

je ne manquerai pas de vous tenir informés !


(vous pouvez le commander avec le même bon de commande que le 1er roman, situé plus haut !)

Vous pouvez aussi retrouvez ce livre sur le site de lulu.com, il vient de paraître !  toujours à 15€ ...

pour visionner et acheter les 2 romans sur le site de lulu voici l'adresse !

http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=4001484

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Pour les  livres jeunesse vous trouverez un bon de commande à gauche du blog....          

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  NOUVEAUTE :

Mon tout nouveau site auteur :

http://www.libertybook.fr/laurencepourieux.html


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INFO
:                                                        

Mes 2 romans et ma poésie sont diffusés et vendus au Québec et à Montréal, par Mme Andrée PARENT de l'association "Les Elles de la Culture", avec qui je participe tous les ans à leur festival ! (cf page spéciale)
leur site :
http://www.lesellesdelaculture.com

  

  


Recueil de nouvelles paru début Décembre 2009

"Balades Litter'Elles 

 

Ce livre est une promenade dans le pays de Laurence !

          Vous y découvrirez la naissance, la vie et la mort ! 

          Des nouvelles inspirées de la réalité actuelle mais aussi de sa

          maladie et du monde paysan dont elle fait partie depuis

          trente ans ! Ce sont des leçons de vie… 

          Dans l’écriture de cet ouvrage on retrouve le style passionné de l’auteur.  Elle vit ce qu’elle écrit !           

          Pourquoi  ce  titre étrange : balades litter’elles ?

          l’auteur a voulu mettre en avant la femme, présente dans tous

          ses textes ; vous allez vous promener dans ce monde féminin

          imaginé par l’auteur. Bon voyage, destination Laurence.

       Prix : 12 €  + port 3€                                 ISBN : 978-2-9531541-7-7  


Tirage limité 
 dépêchez-vous de le réserver si vous souhaitez l’offrir ou vous l’offrir !   Compter 3€ de port.
Par mail, et je vous enverrai en retour les
consignes pour l’acheter !

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  3em roman paru :

 

« UNE VIE QUI N’EN FINIT PAS… »

 

 

Roman mystique, un peu fantastique , où l’auteure s’en ai donné à cœur joie pour écrire une histoire où une maison et ses habitants vont vivre des aventures passionnantes entourés de fantômes, de revenants et même se retrouver projetés dans le futur !

Un voyage dans le monde des vivants et « des morts », qui nous tient en haleine pendant les 340 pages du roman !

 

« Une vie qui n’en finit pas… »

ISBN 978-2-9531541-8-4 

  

  

COUV ROMAN 3BIS 

 

 

 

4eme de couverture :

 

Si le temps n’est vraiment qu’une illusion pratique, si le passé et l’avenir se confondent, alors il se peut que nous soyons, à chaque instant, rejoints par ceux qui, venus avant nous en ce monde, ne se résignent pas à le quitter.

Alors il se peut que les fantômes existent ! 

Le roman de Laurence n’est pas une banale histoire de maison hantée, mais une tentative originale pour nous convaincre que le passé n’est jamais fini et que chacun de nos actes tombe dans l’éternité et y dessine à l’infini les cercles toujours recommencés du destin.

 

 

 Son prix : 18€ + port   soit 22€

Livraison en 2 jours ouvrés, dans une enveloppe à bulle,

 marque-pages offert.

 

Réserver votre exemplaire dès aujourd’hui !

 Les exemplaires réservés seront évidement les premiers servis…

 

Sur mon blog http://l-ecriture-de-laurence.over-blog.com

Ou mes sites auteur http://sanguirena.jimdo.com

http://www.libertybook.fr/laurencepourieux.html

Ou par mail : dlaurence2@aol.com  

 

EXTRAIT :

 

Annie se détendit. C’était là le même bavardage vague et peu convaincant que celui que leur avait déjà fait entendre Eléonore. Soulagée, elle se laissa aller à ses pensées et ne prêta qu’une oreille distraite aux descriptions du médium, qui à présent parlait d’un pendu, puis d’un petit chien blanc. La mention du chien lui remit en mémoire le fameux Rami, invisible et présent, et elle songeait avec insouciance à l’animal, lorsque, comme si cette évocation muette eût été un signal, la terreur fit son apparition.

Elle s’insinua lentement, sournoisement, dans la pièce, comme un filet d’eau sale filtrant par la fente d’un mur. Une voix   Une voix qui n’appartenait à aucun de ceux qui faisaient cercle autour de la table   se mit à marmonner des paroles inintelligibles. Tout d’abord elle ressembla au son que fait un vieux disque vinyle sur un électrophone réglé à une vitesse trop lente. Puis le bourdonnement sourd devint à la fois puissant et plus précis ; on commença à distinguer quelques mots. Le médium était rigide, et son poignet tressautait entre les doigts d’Annie. Cette fois, Eléonore était vraiment en proie à la terreur, et cela pour une excellente raison : elle savait que la voix épouvantable qui continuait à marmonner ne sortait pas de sa gorge. Elle n’était pas la seule à savoir : Annie avait compris que le son provenait non de sa droite, mais de sa gauche. D’Elisabeth ! 

Les autres supposaient, bien entendu, que Madame Eléonore était en train de parler en état de transe, et ils se mirent à observer un silence total. Soudain, le froid parut plus intense.

La voix n’avait pas prononcé plus de six paroles intelligibles, lorsque, sous l’effet d’une tension nerveuse devenue insupportable, Eléonore lança un hurlement qui n’avait rien d’humain. Son cri arracha le reste de l’assistance à la paralysie où l’avait plongée l’horreur ; on entendit des bruits de chaises repoussées en arrière, des exclamations, des questions. L’électricité se ralluma. L’espace d’un éclair, Annie vit nettement Clément qui, la main encore posée sur l’interrupteur, le corps plaqué contre le mur, le visage livide, la regardait…

Non, ce n’était pas elle qu’il regardait, mais Elisabeth, toujours assise à côté d’elle. Clément savait.

Au prix d’un effort surhumain, Annie tourna la tête pour regarder la chose qui se trouvait près d’elle : muette, à présent, yeux baissés, mains immobiles. Les traits d’Elisabeth n’avaient pas changé : Annie reconnut le nez fin de sa nièce, sa bouche délicate. Et cela ne fit qu’exaspérer son sentiment d’horreur, car elle savait, avec une certitude d’où toute logique était exclue, que, lorsque la jeune fille se tournerait vers elle, quelque chose qui n’était plus Elisabeth la regarderait par les yeux de celle-ci.

 

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 Bonne lecture à tous

 

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